detective prive

En 2018, un détective privé est un métier à part entière et de nombreuses personnes s’y intéressent. Il existe même un centre de formation continue, mis en place par une experte indépendante, pour le professionnel de ce métier à Vannes.

Détective privé : un métier à la réputation « fumeuse »

La formation dispensée par le centre implanté à Vannes a eu lieu au mois de mai. Elle a été l’occasion pour les détectives privés venus des quatre coins de la France, notamment ceux des agences sises à Paris, de se recycler et de se perfectionner. Pendant une semaine, ils ont pu acquérir de nouvelles méthodes et renforcer leurs capacités.

À l’origine de cette formation inédite se trouve une experte en criminalistique qui a fait carrière dans la police scientifique. Aujourd’hui, elle dirigeun laboratoire spécialisé dans les investigations et les études en sciences criminelles. Créée en 2014, cette dernière vient d’obtenir l’autorisation pour se transformer en centre de formation continue pour agents de recherches privées.

La formation des détectives privés n’est pas fortuite. C’est la loi qui l’exige tous les cinq ans, sous peine de ne plus pouvoir exercer ce métier, car l’activité qui était réputée pour être fumeuse.

Un métier strictement encadré par la loi

Les détectives privés n’ont rien à voir avec le cliché véhiculé par Sherlock Holmes. Dans la réalité, les professionnels de ce métier sont composés essentiellement d’ex-policiers et d’ex-gendarmes. Une réglementation stricte régit désormais cette profession et des qualifications universitaires sont requises avant de pouvoir l’exercer. L’exigence d’un Bac + 2 minimum rompt avec les conditions requises dans le passé. Autrefois, il suffisait de se présenter à la préfecture avant de pratiquer et aucun diplôme n’était requis.

Plusieurs centaines de détectives privés en France 

On compte aujourd’hui 900 agents dans toute la France. La particularité des agents qui ont suivi la formation à Vannes, c’est que la majorité ne propose leur service qu’à des compagnies d’assurance en vue de la recherche d’une éventuelle escroquerie ou fraude. Certains choisissent toutefois de se spécialiser dans la cybercriminalité et l’espionnage industriel tandis que d’autres préfèrent rester de généralistes.

La formation continue qui a été axée sur la sécurité intérieure, les libertés fondamentales et la déontologie a été assurée par des professionnels qualifiés tels que des avocats, d’anciens agents de la DSGI et bien d’autres.