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En dépit d’un contexte économique particulièrement morose et d’une reprise qui tarde à se faire sentir, certains secteurs d’activité battent régulièrement leurs propres records. C’est notamment du secteur de la beauté et de l’esthétique qui ne faiblit pas. Les entrepreneurs et les diplômés du secteur peuvent en effet envisager de lancer leur propre boite sans craindre l’essoufflement de la demande. Il faudra toutefois s’assurer de respecter quelques mesures de bon sens pour ne pas risquer le hors-piste. Explications…

Un secteur en pleine croissance grâce aux évolutions de l’offre

Selon l’INSEE, le secteur de la beauté et de l’esthétique est porté par quelque 30 000 établissements spécialisés qui évoluent dans une intensité concurrentielle croissante. En plus de l’offre classique en cosmétiques ainsi qu’en services de coiffure et de soins de la peau, le secteur bénéficie de l’apport des fulgurances de la beauté comme les solariums, les hammams, les SPAs, les enseignes d’amincissement, etc. De même, le rajeunissement du cœur de cible de ces instituts ainsi que l’arrivée de la clientèle masculine qui ne cache plus son appétit pour les soins de beauté agissent en puissant catalyseurs et permettent de multiplier le chiffre d’affaires global. Dans ce contexte, comment lancer sa propre boite et garantir sa pérennité ?

70 000 € pour commencer…

Si rien ne vous empêche d’opter pour l’une des nombreuses formes juridiques de l’entreprise, il faut savoir qu’environ 70% des professionnels du secteur optent pour le statut d’entrepreneur individuel, moins risqué et moins contraignant en matière d’obligations juridiques et légales. Le coût de l’ouverture d’un petit centre de beauté se situe autour de 70 000 €. On conseille généralement à ceux qui veulent se lancer dans le grand bain de l’entrepreneuriat de concourir à hauteur de 20 à 30% dans l’investissement initial (soit entre 14 000 et 21 000 €). Notez que cet investissement couvre le local et son aménagement ainsi que le matériel utilisé par les esthéticiennes et les coiffeuses.

D’un autre côté, il ne faut pas oublier qu’on ne s’improvise pas professionnel de la beauté et de l’esthétique. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’épilation ou encore le remodelage sont des techniques complexes qui n’admettent pas l’aléatoire. Vous devez être titulaire au moins d’un certificat d’aptitude professionnelle (CAP) ou d’un brevet d’études professionnelles (BEP). A défaut de ces qualifications, vous pourrez tout de même vous lancer dans votre affaire en prenant soin de recruter un personnel qualifié avec qui vous allez convenir d’un contrat de gérance technique.

Pour conclure, n’oubliez pas de considérer l’alternative de la franchise. C’est un choix judicieux qui vous exonérera des complications inhérentes à la création d’entreprise.