Etat d'urgence

Après l’émotion et la communion nationale, place à la dure réalité de l’état d’urgence qui indispose de plus en plus de citoyens. En effet, des Marseillais se sont levés pour montrer leur indignation par rapport aux différentes restrictions que leur impose cette mesure. Si le renouvellement pour 3 mois de l’état d’urgence a été plébiscité par plus de 91% des Français, il faut dire que la mesure devient de plus en plus impopulaire au pays de la liberté.

La grogne des associations

Dans la ville phocéenne, plusieurs associations ont pris une position défavorable face à l’état d’urgence. Elles jugent en effet que les différentes perquisitions réalisées se sont révélées inefficaces et fustigent particulièrement les dérives relatives à cette situation. Parmi celles-ci, on a les perquisitions erronées dont l’une d’elles a blessé une petite fille à Nice. On a aussi une large vague d’assignations à résidence sans fondement ainsi que des décisions assez sévères qui ont été prises sur la base d’une simple dénonciation. Fort de ce constat, les associations frondeuses estiment que la meilleure manière de lutter contre le terrorisme n’est pas de limiter les acquis démocratiques des citoyens. D’ailleurs, les différentes antennes de la Ligue des Droits de l’Homme en France ont été ouvertes afin de signaler tous les abus et les dérives à la protection des biens sur Marseille. Pire, on est en train d’assister à une dangereuse assimilation entre étrangers et terroristes, un amalgame contre lequel il faudra lutter.

L’échec du projet de constitutionnalisation de l’état d’urgence

Suite à l’échec du projet de constitutionnalisation de l’état d’urgence et surtout de la déchéance de nationalité pour les personnes jugées pour terrorisme. Un nouvel échec pour François Hollande qui voit son magistère prendre fin sur une note pas trop heureuse. C’est aussi la fin de tout l’embarras qu’aurait pu causer cette loi. En effet, une déchéance de nationalité crée automatiquement des apatrides. Pour l’instant, les associations de la ville de Marseille entendant faire face avec des arguments solides, car, disons-le, la situation actuelle met vraiment à mal les libertés fondamentales et l’état de droit en France.